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Prendre la personne au sérieux

Lorsqu’une personne nous partage une situation lourde, notre première réaction peut être de penser que c’est une blague, que c’est pour attirer l’attention ou encore pour manipuler. Tu dois savoir que la majorité du temps, ce n'est pas le cas! Évite de remettre en question sa souffrance ou de la comparer avec ce qu'une autre personne peut vivre. Une confidence, on prend toujours ça au sérieux.

L'écouter

C’est entre autres d'être disponible pour l’autre (être présent·e de corps et d’esprit) et poser des questions ouvertes ou des phrases pour amener l’autre à parler.

Reconnaître sa souffrance

Nommer ce que l’on voit ou l'on entend : « J’ai l'impression que tu as changé ces derniers temps... ça va? Veux-tu m'en parler? ». Ou encore « C’est normal de se sentir triste quand on est dans ta situation. Je suis là pour toi ».

Manifester ton inquiétude

Le but est de faire sentir à l’autre qu’on se soucie de ce qui lui arrive : « Je me préoccupe de ce que tu me dis, je vois bien que ça ne va vraiment pas. ». Ou encore : « Ça me tracasse un peu tout ça, je n’aime pas quand mes amis ne vont pas bien ».

La diriger vers de l'aide

Un·e ami·e peut nous demander de garder le secret et même nous menacer si on ne le fait pas. Quand ça nous arrive, on peut nommer notre inconfort à promettre ce genre de truc quand on ne sait pas de quoi il s’agit. On peut aussi promettre ce qu’on peut promettre : par exemple « Je promets que je n’en parlerai pas à notre gang d’ami·e·s ».  
Il est important d'être clair sur le fait que ce ne sera pas possible de garder le secret seulement pour soi. Il faut en parler à quelqu’un·e de confiance, on peut l’aider à choisir cette personne et on peut aller la voir ensemble : « Je ne veux pas te laisser seul·e dans cette situation, c’est important de trouver quelqu’un·e qui pourra t’aider. »

Et si la personne refuse l'aide?

Si la personne refuse d’aller voir un adulte, lui rappeler notre inquiétude et dire à la personne qu’on continuera d’être là pour elle, être ferme sur le fait qu’il faut en parler à une aide professionnelle. À ce stade-ci, il faut accepter que l’autre peut être fâché et tout de même aller confier la situation à un·e adulte, car tu ne peux porter ça sur seul·e. C'est la meilleure chose à faire. N'hésite pas à nous contacter pour en parler, on est là pour toi.