Vivre avec la peur constante que mes parents se séparent
LamaGentille14
elle/elle·17 ans
Ça fait plus de trois ans que j’ai l’impression que mes parents ne s’aiment plus, et je vis avec la peur constante de me réveiller un matin et qu’ils m’annoncent leur séparation. Ça ne m’étonnerait même pas, pourtant je ne veux tellement pas que ça arrive et j’ose espérer que, peut-être, tout ça n’est que dans ma tête? Que je suranalyse la situation? Je vous explique.
Mes parents sont constamment en train de se taper sur les nerfs l’un l’autre. Mais ce ne sont pas vraiment des chicanes, plutôt des commentaires désobligeants. Des phrases se voulant volontairement blessantes et qui, selon moi, pourraient être évitées à chaque fois. C’est comme s’ils avaient constamment besoin de rappeler à l’autre qu’ils ne s’aiment plus, et ça me donne l’impression que chacun veut démontrer qu’il est meilleur que l’autre. Et si vous saviez comme ça affecte mon moral. Chacun essaie de me rallier de son côté, alors que je ne veux être du côté de personne dans cette histoire! J’aime mes parents de façon égale, de même que je les déteste de façon égale lorsqu’ils cherchent chacun à me prouver que l’autre est « donc ben si » ou « donc ben ça ». Et je les trouve tellement immature d’agir comme ça.
Et depuis quelques mois, ça me semble pire que jamais, des situations comme ça arrive à tous les jours. J’ai fini par apprendre qu’il ne fallait pas que je parle en mal – parfois même tout court – d’un parent à mon autre parent, puisque c’est une occasion parfaite pour eux de dire du mal de l’autre. Et je ne veux pas ça, parce que je ne suis plus capable d’entendre mon parent rabaisser mon autre parent. Mais même quand je parle de moi, ils trouvent toujours un moyen d’associer ça à mon autre parent, et c’est infernal. Et c’est d’ailleurs ce qui est arrivé hier, mais il faut tout d’abord que je vous explique le contexte pour que vous compreniez.
Mes parents ont leur propre ferme de vaches laitières, et comme ils n’ont aucun employé et ne sont donc que tous les deux, ils ont parfois besoin de moi, alors je vais à la ferme quelques soirs par semaine pour les aider.
Alors voilà, hier soir, j’arrive à la ferme et je commence à discuter avec mon père. Et là, je remarque que ma bouteille d’eau est cassée, et je sais que c’est lui qui l’a brisée parce que je l’avais vu l’échapper par terre un autre soir. Donc je l’accuse, il me dit que je n’ai qu’à en racheter une et je réponds que je n’ai pas d’argent. Et lui, il me répond: « T’es une vraie *nom de famille de ma mère* à chialer comme ta mère. » Il y a trois choses à prendre en compte dans cette petite phrase.
Déjà, qu’est-ce que ma mère venait faire dans l’histoire? Elle n’avait absolument rien fait, elle n’avait aucun rapport dans l’histoire, mais il a quand même fallu qu’il l’accuse, qu’il dise du mal d’elle. Alors que ce n’était pas nécessaire. Totalement gratuit.
Ensuite, quand mon père m’appelle par le nom de famille de ma mère, ça sous-entend bien évidemment quelque chose de mal. Toujours. Ma mère ne peut pas être associée à quelque chose de bien.
Et finalement, qu’il dise « ta mère » peut se traduire de différentes façons, mais moi je l’ai toujours interprété comme s’il voulait se désassocier d’elle. Et ma mère fait la même chose, elle dit toujours « ton père » quand c’est pour dire du mal de lui. Comme si leur seul lien, c’était moi.
En bref, je venais tout juste d’arriver à la ferme et il m’en restait encore pour deux heures, et ça commençait très mal. Et bien sûr, ça ne s’est pas arrêté là.Pendant la traite des vaches, mon père a lancé « Ah, c’est trop dur de laver des vaches » à l’intention de ma mère, dans le sens que ma mère ne lavait pas de vaches et laissait mon père tout faire.
Un peu plus tard, j’ai fait la remarque à mon père que j’avais froid à cause de la grande fan au fond de la ferme qui fonctionnait. Et lorsque j’ai demandé si on pouvait l’éteindre, il a répondu « Non, comme ça, on n’entend pas ta mère chialer ».
Et finalement, après quelques minutes est venu le tour de ma mère de dire « C’est trop compliqué de venir aider » à l’intention de mon père. Elle avait besoin d’aide et moi j’étais occupée, mais elle était fâchée parce que mon père ne l’aidait pas.
Vous voyez ce genre de commentaires désobligeants qui ne cessent jamais? Et ce que je déteste là-dedans, c’est qu’ils font toujours exprès pour que moi j’entende, comme s’ils cherchaient à ce que j’approuve. Souvent, les commentaires ne sont pas vraiment destinés à mon autre parent, j’ai plutôt l’impression qu’ils veulent que quelqu’un soit témoin de leur mécontentement. Et c’est moi qui prends. Toujours.
Et quand ça devient trop intense comme hier, j’ai juste envie de partir, dans l’espoir qu’ils comprennent que j’en ai marre de les entendre se rabaisser. Le problème, c’est que ces altercations arrivent en très grande majorité à la ferme et, quand j’y suis, je ne peux pas partir. Parce que je suis venue pour les aider, et je ne peux pas m’en aller comme ça. Alors j’endure.
Le problème, c’est que, comme ça arrive à chaque fois que je vais à la ferme, je n’ai plus envie d’y aller pour aider mes parents. Parce qu’y aller est synonyme de les entendre se lancer des commentaires désobligeants, et je sais que ça va jouer sur mon moral. Je n’ai pas envie de devoir me dire qu’ils ne s’aiment plus, qu’ils vont se séparer. Je me porte mieux quand j’évite ces pensées.
Je sais que je pourrais en parler à mes parents, leur dire comme j’ai peur qu’ils se séparent. Mais je ne veux pas. Parce que si j’avais raison? Si j’avais vraiment deviné qu’ils veulent se séparer? Non, je ne pourrais pas encaisser ça. Je crois que je préfère vivre dans le déni. Parce que peut-être que mes parents ne s’aiment plus autant qu’ils se sont déjà aimés mais, au moins, ils sont encore ensemble.
Sinon, j’ai déjà essayé deux fois de dire à ma mère que je ne suis plus capable de tolérer leurs commentaires désobligeants l’un envers l’autre, mais ça n’a pas vraiment marché. Puisque, la première fois, elle a tout nié et elle s’est fâchée et, la deuxième, elle s’est à nouveau fâchée et elle est partie. J’avoue que, les deux fois, j’étais un peu en colère puisque c’étaient de ces fois où j’ai envie de tous leur crier de se la fermer, donc je suis d’accord que ça n’a pas aidé à la situation, mais quand même. Ça ne me donne plus envie d’exprimer comment je me sens si c’est pour qu’on me dise que ce que je raconte est faux et qu’on se fâche après moi.
Je ne sais plus quoi faire, et je n’ose parler de ce que je vis à personne. Parce que, si je le dis à voix haute, j’ai l’impression que ça va rendre la chose réelle. Qu’il y a vraiment un problème. Et aussi, j’ai peur que les gens me jugent. Qu’on me dise que tout ça est dans ma tête. Parce que c’est vrai, au fond, je n’ai aucune preuve que mes parents ne s’aiment plus, que des suppositions. Et le pire dans tout ça, c’est que je suis enfant unique, alors il n’y a personne sur qui je peux me référer pour me dire que je ne suis pas la seule à penser ça.
J’endure jour après jour les commentaires de mes parents et, le soir, j’ai juste envie de pleurer. J’aurais tellement d’autres choses à vous raconter, sauf qu’en voulant publier mon message, on m’a dit que j’avais 3 238 caractères en trop, alors j’ai dû réécrire ma publication pour la raccourcir…
Bref, je ne cherche pas vraiment de conseil puisque, même si je sais que la meilleure solution serait d’en parler à mes parents, je ne le ferai pas. J’ai déjà pensé à écrire une lettre et tous les trucs du genre, mais je ne veux juste pas qu’ils le sachent. Je sais également que je devrais en parler avec quelqu’un, mais j’ai déjà expliqué pourquoi je ne le ferai pas. Juste le fait d’en avoir parlé ici est un grand pas.
Je crois que je cherche simplement à être comprise, ou que quelqu’un me dise que je ne suis pas la seule dans cette situation.
Dernières publications
Liste de discussions
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GuitareVolubile2
il/lui·17 ans
14hJamais de temp libreDepuis au moins 6 mois que je n’ai plus de journée libre. Je ne peut pas me reposer, je fais de l’insomnie intense depuis tres jeune et j’ai jamais faim. Je mange un repas aux trois jours (quand je peut le finir bien sur). Et le mélange de tout ca + ma petite job + l’école = je suis extrêmement fatigué. Honnêtement je ne suis pas sur de comment réagir face a tout ca car je sais que je ne vais pas pouvoir continuer comme ca bien longtemps avant que je pête les plomb et que je heurte les personnes que j’aime.
Si quelqu’un ressent la meme chose ou a un conseil gêner vous pas.
merci a tous 🥰
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TerreZen14
elle/elle
19hProblème au travailOk il y a un petit truc qui me tracasse.À mon travail il y a une fille qui n’arrête pas de faire des remarques sur ce que je mange. Elle commente mes plats, me dit que je mange toujours la même chose etc. Au début ça allait mais là ça fait littéralement trois semaines (voire plus, je sais même plus ça dure depuis quand )Je comprends pas pourquoi elle s’intéresse autant à ce que je mange💀 Et comme je ne suis pas la personne la plus extravertie j’ai l’impression qu’elle m’a un peu prise pour cible. Elle me taquine gentiment et même si c’est pas méchant de sa part à force ça commence vraiment à m’énerver. Le problème c’est que je sais pas comment réagir. J’ai pas envie de passer pour quelqu’un de méchant ou susceptible mais j’ai pas non plus envie de laisser la situation s’aggraver jusqu’à ce que ça ressemble à du harcèlement. Je ne sais pas trop quoi faire.
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SoccerGentil9
elle/elle
1jSentiment d'isolementJ'ai le sentiment d'être toujours seule
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SushisCréative7
Préfère ne pas répondre·14 ans
1jTrans?Salut !
Ça fait presque plus d'un an que je commence de plus en plus à me dire que je suis trans (ftm). Je suis passée par plusieurs étapes, mais j'ai vraiment l'impression de ne pas être une fille. À chaque jours, depuis plus d'un mois, je n'arrête pas de penser à ça. J'ai tellement de choses en tête que ce n'est plus clair. Je ne fais que pleurer et m'isoler, ça ne m'aide pas...
Aussi, j'ai demandé à mes parents un binder pour voir si je me sentais mieux avec et pour m'aider à me situer dans mes questions. Sauf que ma mère a préféré prendre un RDV avec un médecin pour s'informer sur les conséquences que cela pouvait avoir. Je comprends qu'elle s'inquiète pour moi, mais j'assumerais les conséquences, c'est mon choix. C'est après ça que j'ai réalisé à quelle point j'étais mal sans binder. Après tout, c'est devenu un besoin, pas une demande.
Mais là, j'ai vraiment besoin d'en parler à mes parents, car j'ai besoin de leur soutiens. J'ai déjà demandé à mes amis d'utiliser «il», et franchement, je me sens beaucoup mieux. Sauf que sans binder, etc., je ne saurais jamais si je suis bel et bien transgenre. C'est pour ça que je veux mettre mes parents au courant, mais j'ai vraiment peur. J'ai peur que ce soit juste une phase ou une erreur. Peur de le regretter par la suite et de rester coincée comme ça.
Bref, à chaque fois que j'essaie de leur en parler, je bloque. Je suis tellement stressée que je n'y arrive pas. J'ai déjà fait mon coming out comme quoi j'étais bisexuelle, mais j'avais écrit une lettre. Là, je tiens à leur dire en face. Si quelqu'un a de bons conseils pour avouer quelque chose comme ça à ses parents, j'en aurais vraiment besoin svp.
Réponses
TerreSincère9
Ado TJ·elle/elle
Salut @LamaGentille14 !
J'comprends, c'est tellement lourd quand tout ce que tu dis finit toujours par se transformer en attaques envers ton autre parent... Je peux imaginer à quel point ça doit être culpabilisant et déprimant d'être prise dans le conflit de loyauté que tes parents t'imposent! J'pense que tes sentiments sont valides, t'as vraiment le droit d'être stressée par la situation. Ça doit être tough, je vois que ça rend l'atmosphère plus tendue...
Tu mérites tellement qu'on fasse plus attention à toi et ce dont tu as de besoin en ce moment. <3 :) C'est tough quand tes intéractions avec ne tournent plus autour de toi ou de la relation entre toi et le parent avec qui tu intéragis, mais tendent à revenir toujours à leurs désagréments.
C'est chiant qu'ils t'incluent dans leur chicane et que tu te sentes prise entre les deux, comme le nœud qui les retient... T'es bien plus que ça, pourtant! <3
C'est normal de ressentir de la colère avec ce qui se passe en passant. :) J'comprends que tu veuilles exploser parfois!
Pour ce qui est des autres et de leur jugement, je sais pas pour leur divorce, mais, en tout cas, ce qui tu ressens est bien réel et valide. Et ça aussi, c'est important. :) TU es importante!
Tout ça pour dire, j'te comprends, ça pèse, cette montagne de petites attaques par-ci, par là lorsque tu es à la ferme ou en train de traire des vaches. J'comprends que songer à un futur divorce est angoissant. Et c'est compréhensible de penser que c'est ça qui pourrait se produire et de vouloir demeurer "dans le déni", comme tu dis. :) T'as le droit de te sentir comme ça. T'as aussi le droit de choisir à qui tu partages cela. Mais sache que tes pensées et tes émotions sont valides! <3 Lâche pas! <3 T'es pas seule, t'es pas la seule à vivre ça! <3 Courage! :) Je sais que c'est tough, Et on est toujours là pour t'écouter et tenter de te comprendre. :) <3
Sincèrement,
Terre <3
LilasChaleureux14
elle/elle
Je te comprends à 100% tu n’es pas seule dans cette situation ❤️
SoyaCompréhensif4
elle/elle·17 ans
Mes parents sont séparer durant la pedemi alors ce ces ça fait quoi tkt