Je suis perdu... Je suis une fille, un gars?
TofuÉpatante7
elle/elle·14 ans
Salut,
je me pose des questions sur mon rapport au genre et à mon corps. Je sais que je suis une fille et je suis bien avec ça, je ne veux pas être un garçon. Par contre, quand je fais du sport (ex : hockey) ou que je m’entraîne, je ne me sens pas vraiment « fille », juste moi-même, comme si le genre n’existait pas.Le malaise arrive quand je me regarde et que je vois ma poitrine. Ça me rappelle que je suis une fille et tout ce que ça implique dans la société (fragilité, regard des autres, attentes). À ce moment-là, je me sens en décalage avec qui je suis et ça enlève ma joie.Je suis plus à l’aise avec des vêtements amples et unisexes qui cachent ma poitrine, parce que je me sens plus neutre et plus moi-même. Ce n’est pas que je rejette le fait d’être une fille, mais plutôt ce que le fait d’être perçue comme une fille représente.Est-ce que d’autres personnes vivent ça?
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SourisComique2
elle/elle
1jChangement d’école - stressLorsque j’étais en 6e année, j’ai fait une demande pour 2 écoles secondaires. Mon cœur ne savait pas où aller, puisque je rêvais d’aller à l’école A depuis ma 3e année, alors mon chemin était déjà tracé devant moi. Puis, en 6e année, un monsieur est arrivé en classe et a commencé à parler de son programme dans l’école B. J’ai tout de suite été interpellée. Mais non! Je ne pouvais pas changer mon plan! Il était déjà là, devant moi! L’hésitation était plus que présente.
De plus que ma meilleure amie allait à l’école B. Mes parents voulaient que j’aille à l’école A , puisqu’ils pensaient que j’allais avoir plus de portes pour mon avenir. J’ai finalement opté pour l’école A, après beaucoup de réflexion.
De là est arrivée ma première journée au secondaire. J’étais tellement heureuse d’enfin commencer cette nouvelle étape! Le cœur bondissait de ma poitrine chaque fois que j’y pensais. En arrivant, l’espoir d’avoir une année fabuleuse était à son comble.
Malheureusement, mes rêves de petite fille ont lamentablement disparu. J’ai passé une journée horrible. En commençant par être choisie en dernière pour les équipes de l’activité de début d’année, puis en dernière lors d’une activité en art dramatique, c’était affreux.
Toutes les personnes que je connaissais étaient dans une autre classe. Toutes ensembles… sauf moi. J’avais une amie. Elle s’appelait Tortue (on va dire). Dans l’autre classe. Elle était avec 2 autres filles qui étaient à mon ancienne école, Papillon et Louve (on va dire).
Je mangeais avec elles durant le midi. J’avais l’impression que tout le monde avait déjà une gang… sauf moi. Toute seule, dans mon coin. J’avais essayé d’aller voir des gens, de faire des sourires, de faire des blagues, mais rien ne fonctionnait, j’avais l’impression que personne ne voulait de moi, et c’était une sorte de cauchemar pour moi, qui a de la difficulté à aller vers les gens. La, je faisais des efforts et ça ne marchait pas alors le sentiment que je vivais en permanence était un des pires.
Les semaines suivantes, toujours aussi difficile. Il y avait Perroquet, qui me tapait ROYALEMENT sur les nerfs. Une seconde, elle était gentille, l’autre, la pire des pestes. Je m’entendais bien avec Tulipe, mais je n’avais pas l’impression qu’elle m’appréciait beaucoup. Avec Autruche aussi, je m’entendais bien, mais je n’était pas une de ses préoccupations.
Puis un jour, Tortue, une des filles avec lesquelles je mangeais le midi, a arrêté de nous parler et de venir nous voir. Elle nous a demandé un midi si ça nous dérangeait qu’elle aille manger avec d’autres filles, et c’est la dernière fois que je lui ai parlé. Elle n’est plus jamais venu me voir. Le sentiment que les gens qui comptent pour toi se contrefoutent de toi et insupportable.
Il restait moi, Papillon et Louve. Elles étaient mes amies, mais je n’avait jamais eu de fou rire avec elles. Je n’avais pas de VRAIES complicités.
Pendant ce temps, Orignal, ma meilleure amie, vivait sa best life à l’école B, avait pleins d’ami(e)s et adorait le programme dont j’aurais pu faire partie. J’y ai pensé, je te jure que j’y ai pensé à ce qui se serait passé si j’étais aller à l’école B, mais je pensais cela impossible.
Entre temps, je me suis rapprochée de Tulipe et de Autruche, puis Crocodile, Cardinal, Chimpanzé et Ours s’étaient ajoutées à ma gang.
Ah, Crocodile… Que dire? Je l’haissait? Je la détestais? J’avais l’impression que quand la discussion ne parlait pas d’elle, nous l’emmerdions. Elle était souvent bête, et n’avait pas l’air de m’aimer. Bref… je ne m’attardais pas trop à elle. Puis, un jour, elle a crinqué tout le monde sur le fait que nous devions kick out Chimpanzé de notre gang. Euhhhhhh ALLOO?? POUR QUI TU TE PRENDS?! À chaque dîner, elles en parlaient et elles faisaient même des votes pour savoir qui était d’accord avec le fait que nous la sortions du groupe. Alors la, je n’ai pas fermé ma yeule et je leur ai demandé pourquoi ? Pourquoi ne pouvions juste ps être toutes amies? Pourquoi, si Crododile l’haissait tant, pourquoi elle ne pouvait pas ne plus être amie avec elle, mais nous pouvions continuer à la côtoyer? Et la.. ses excuses de chiasse… elle me prenait vraiment pour une conne. Bref, j’ai dit à Chimpanzé qu’elles parlaient dans son dos. Je n’allait pas laisser ça passer. Elle s’est fait une autre gang d’amies.
Mais malgré le bonheur que j’avais pour elle qu’elle aie une gang qui l’aime et qui la méritait vraiment, je pensais à ma gang. Et si, je n’étais pas faite pour être leur amie? Papillon, elle, était la seule à être d’accord avec moi pour l’affaire de Chimpanzé. C’est celle dont je suis la plus proche, encore aujourd’hui, à 10 jours de l’été. Bref… les filles ont commencé à être weird avec moi et Papillon. Je me suis dit: ça y est, elles vont nous faire la même chose qu’à Chimpanzé! Elle se passait des mots EN FACE DE NOUS, comme si nous n’étions pas là. bref, entre Crocodile et moi, il y avait un clash.
Tulipe avait une scoliose, donc elle a du partir pendant 2 mois! C’était celle avec qui je me tenais toujours en classe, comme Autruche était toujours avec ses amies. Je me suis dit: Eh merde, un autre affaire plate.
Entre temps, avec les rejets, les difficultés et mes épreuves personnelles (chatons malades, parents en chicane, manque de confiance en soi…), l’envie de changer d’école n’a fait qu’augmenter. Un jour, j’en ai parlé à ma mère. Elle était sous le choc. Je lui parlait de mes difficultés mais jamais du fait que je voulais changer d’école. Elle y a pensé, mais j’avais oublié d’en parler à mon père, donc ma mère l’a fait entre temps.
Il était fâché que je veuille changer d’école! Ça par contre, ça m’a frustrée. Il me chicanait quasiment! C’est moi qui le vit! Il n’a pas à être fâché. Comme je revenais de chez ma meilleure amie, ils pensaient que c’était à cause d’elle.
C’est vrai que je lui en ai parlé cette journée là, mais parce que c’est ma meilleure amie! Ma confidente! Elle m’a encouragé à faire une audition, p-e parce qu’elle voulait que je vienne à son école, mais avant de m’encourager, elle a vraiment pris le temps de m’écouter! Si elle savait que j’étais heureuse là bas, jamais elle ne m’aurait encouragée à venir.
Je désirais plus que tout d’avoir un but en me levant le matin, d’être heureuse dans mon quotidien et de ne pas voir l’école comme une épreuve sociale et mentale.
Mes parents m’ont envoyé voir la TES de l’école pour lui parler de ça, et elle m’a comprise. Mes parents ont pensé que c’était parce qu’elle ne m’avait pas posé assez de questions. J’étais épuisée. Épuisée. Épuisée de devoir convaincre mes parents, épuisée de l’école, épuisée d’être la, comme si mon opinion n’était qu’un reflet de ce que ma meilleure amie pensait. C’est que mes parents pensaient de moi. Que je voulais changer d’école seulement et uniquement parce que ma meilleure amie allait à l’école que je voulais aller. Je sais qu’ils ne veulent que le meilleur pour moi, qu’ils savent que je suis capable de performer l’école, mais je ne vais pas moins bien performer parce que je change d’école.
Je ne veux pas replonger dans tous les détails de ce que je vivais de plate à l’école, mais j’a fini par envoyé mon audition à l’école B. J’ai stressé pendant plusieurs plusieurs semaines.
Je m’en allait à un match de la LNI avec Orignal, puis mes parents m’ont appelés en FaceTime à 2. J’ai tout de suite su. J’étais acceptée à l’école B.
Quelques semaines plus tard, je suis vraiment heureuse de pouvoir changer d’école, d’aller dans un programme que j’aime, mais j’ai le trac. Et si, là bas, il se passait la même chose? Si la bas aussi, je ne me sentais pas bien? Avez-vous des conseils?
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VentSérieux12
il/lui
1jJe sais pas trop quoi faireDepuis que j'ai commencé à dormir nu c'est devenu un truc que je peux pas me passé mais ma porte ne se barre pas et je ne veux pas que mes parents ou mes frères et soeurs entre dans ma chambre pendant que je suis désabiller et je trouve assez gênant d'aller leur en parler directement alors je suis venu vous demander si vous aviez des idées ou des solutions pour m'aider.
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ChiaCohérent16
elle/elle·16 ans
1jMes parentsJ'ai un besoin de savoir si je suis seul a vivent un sentiment de vouloir tout le temps impressionner mes parents. Généralement ils ne sont pas très dure a impressionner, mais dans c'est temps-ci j'ai l'impression d'agire ou de tout le temps dire des chose de traver et j'aime pas ça parce que j'aime avoir une belle relation avec mes parents. Je souhaite que c'est juste de passage et je la relation vas s'améliorer. Parfois j'ai l'impression d'être une inconnue dans ma maison avec ma propre famille. Bref pas obligé de répondre, je voulais simplement m'exprimer.
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ChiaCohérent16
elle/elle·16 ans
2jCompliquéPour commencer, je vie actuellement ma première vrai peine d’amour. C’est une peine d’amour un peu différente, c’est moi qui a quitté la personne pas parce que je le voulais mais parce que je n’avais pas le choix, cette personne étais entrain de détruire mon liens avec ma famille. C’est un déssision dure parce que je l’aimais encore et mon ex m’aimais encore. Mes parents ne l’aime pas vraiment pour des raisons que je comprends. Cela fait déjà un mois que je l’ai quitter je je n’arrive pas a penser a autre chose, sa me fait vraiment souffrir même le soir avent de dormir je pense tout le temps a mon ex parfois je fait même des rêves et sa me rend triste.
Merci d’avoir pris le temps de le lire
Désoler pour les fautes je suis dislexique.
Réponses
TerreSincère9
Ado TJ·elle/elle
Salut @TofuÉpatante7 !
Ouhhhhh!! OUiii! J'comprends vaiment, c'est les normes sociétales dédiées aux filles et la manière dont on est généralement vues dans la société qui est dérangeante plus que ton corps. C'est vrai qu'on a tendance à être objectifiées, sexualisées et qu'il y a certains stéréotypes qui semblent tellement ancrés dans la société qu'ils sont indélogeables (ils ne le sont pas... mais quand même).
Plusieurs philosophes féministes et/ou queer ont eu les mêmes idées que toi sur la féminité, une construction réductrice qui réifie la moitié de la population et qui lui offre un idéal inachevable et strict. Selon iels, la conception de la femme a toujours été problématique, elle peint une image et elle l'impose dans l'imaginaire collectif. On est plus que ça, on devrait pouvoir choisir pour nous-mêmes. Iels comprendraient que "tu ne te sentes pas fille". Comment peux-tu t'accrocher à une féminité hégémonique si celle-ci est née d'un idéal figé pouvant se montrer peu flatteur et ne tenant pas compte de la diversité et des complexités des femmes?
J'comprends que tu veuilles te réfugier derrière ton chandail ample, à l'abris des regards. On a souvent tendance à être réduites à notre corps et à être perçue comme un corps disponible . Hors, nous sommes bien plus que cela. Peut-être que notre corps ne devrait pas avoir de connotations, peut-être qu'il devrait juste pouvoir exister.
Perso., je savais pas à quel point d'autres filles pensaient la même chose que moi jusqu'à ce que je commence à en parler. Ton expérience est loin d'être singulière. Qui sait, peut-être que tu pourrais même commencer une autre sorte de communauté à ton école et participer à faire changer les choses. ;)
Bon, j'espère avoir pu te convaincre que tu n'es pas la seule à vivre cela. L'état de la situation n'est pas excellente, mais elle est déjà mieux qu'il y a un demi-siècle. On y arrive... peu à peu... avec quelques retours de bâtons... mais si on y croit, si on peut s'imaginer le monde dans lequel on est libres de prospérer, on a encore une chance de se battre!! Bonne continuation! ❤️
Sincèrement,
Terre <3
AvocatCurieux1
elle/il
J'te comprend trop tellement moi c'est l'inverse ! Je suis né gars mais en réalité je me sens gars totale mais j'ai une big préférence sur les choses plus Girly. Quand les gens me demande j'essaie d'expliquer mais anybody understand. Au final je leur dis juste fuck you, beech. Si tu veux dire que je suis trans ou Queer ou ananas random vas-y j'men fous. Les gens sont stupides de se dire que un penis = bleu, soccer... et une vulve = rose, danse ! Do what you Gotta Do !
BalletCurieux2
elle/elle
Tu as le droit de te sentir comme tu veux on est tous différent et beau. Il n'a rien pour garçon et pour fille tu aime ce que tu veut (:
SushisSérieuse7
elle/elle
Oui je me sens aussi comme sa et même les filles de mon école deviennent lesbiennes à cause ou grace a moi… je me sens comme toi mais c’est juste que tu es une tomboy, une fille mais qui est plus masculin.
c’est normal d’être comme sa! ;)
CibouletteRationnelle17
elle/elle·16 ans
En fait le fait d’être une fille ne veut pas nécessairement dire que tu dois répondre aux exigences de la société. Exemple moi je suis une fille, je me considère comme une fille, j’aime porter des robes, j’ai les cheveux longs, j’aime me faire des tresses… Mais ça veut pas dire que je respecte les règles à la lettre. Je parle trop fort, je déteste faire le ménage, je mets pas de maquillage, je veux pas avoir des enfants, ma chambre est souvent un chaos… Bref je crois qu’on peut se considérer comme une fille tout en ayant notre propre définition
NuageCompréhensif2
iel·16 ans
Coucouww ! Déjà, ne pense pas que c'Est bizarre. C'est totalement normal de se poser toute sorte de question.
Tu n'es pas dans l'obligation de mettre une étiquette sur ce que tu es. Être un gars ou une fille, peu importe. Relève la tête et sois toi-même.
Ton corps est peut-être plus fille, mais ca ne veut rien dire. Tu peux être fille, gars, les deux, ou aucun. Tant que tu aimes ce que tu es ❤️
Prends soin de toi !