Démarches
ArtichaultZen14
elle/il·17 ans
ça fait environ deux ans que j'ai commencé à sombrer dans une fatigue et une tristesse profonde inexpliquable. Il y a quelques mois, moi et ma mère avons commencés à nous renseigner sur la neurodivergence et avons decouvert beaucoup de trait de TDAH et de TSA chez moi. J'en ai parlé à plusieurs amis et 30% du temps ils ne me croivent pas. Me disent que je suis trop sociable pour être autiste et trop calme pour être TDAH. Ce qu'ils ne savent pas c'est la différence entre les femmes et les hommes dans ces différences, et le concept de «masking» qui vient avec. J'entre bientôt dans le processus de diagnostic et honnêtement, j'ai peur. Je ne sais pas à quoi m'attendre et je ne suis pas capable d'en parler à mon intervenante de peur qu'elle ne me croive pas. Je sais que je vais avoir besoin de soutient, je cherche des trucs pour alléger la tâche et le processus?
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Liste de discussions
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TisaneTravailleuse1
elle/elle
1jJ'ai mal à mon coeurJ’ai commencé l’école depuis peu et les problèmes que j’avais réussi à combattre l’année dernière grâce à une T.E.S. très empathique sont revenus. Ça m’a beaucoup bouleversée quand j’ai appris qu’elle ne serait pas avec moi cette année. Ça peut sembler peu, mais j’ai énormément de difficulté en ce moment, surtout parce que je m’attache très vite aux personnes qui m’aident. J’ai recommencé à me faire du mal alors que ça faisait longtemps que je n’en avais pas ressenti le besoin. Depuis, j’essaie de résister, mais je me sens de plus en plus mal. Ma T.E.S. était la seule adulte, à part ma mère, qui avait vraiment accepté de m’écouter lorsque je lui ai parlé de mon agression. J’ai donc l’impression d’avoir perdu une personne qui me comprenait vraiment. J’ai besoin d’aide parce que je ne sais plus quoi faire. Je perds pied et je suis épuisée de devoir me lever chaque matin alors que, parfois, j’aimerais simplement ne pas avoir à me lever du tout. J’ai aussi souvent l’impression de n’être à ma place nulle part. Je me sens trop autiste pour être avec les personnes dites « normales », mais pas assez autiste pour me sentir à ma place avec les autres. Au final, j’ai parfois l’impression que les gens me voient simplement comme quelqu’un de « folle ». Beaucoup de personnes comprennent mal l’autisme, et je subis énormément d’injustices et de discrimination, autant avec certains professeurs du régulier qu’avec des élèves.
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SmoothieAdorable13
elle/elle·13 ans
2jJsp quoi faireSalut en fait je suis en crush sur un gars de mon école. Il a le même âge que moi mais c'est juste que je sais pas si il a les même sentiments pour moi. Je l'ai vue plusieurs fois me regarder ou s'approcher de moi mais sans dire un phrase et il dit qu'il est dans sa mais il est pas dans sa en même temps donc je me demande si je doit continuer de l'aimer et de faire des efforts ou juste tout simplement arrêter la. Sinon si quelqu'un a quelque chose a me proposer j'accepte tout. Bye
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BasilicLogique11
iel
2jNon-binaire à l’école?Salut,
Je me demandais comment ça se passe pour vrai être out non-binaire au secondaire. Je vais bientôt changer de nom à l’école(mais il faut que j’en parle à ma mère avant), donc ça va se savoir que je suis queer et je voudrais juste savoir un peu à quoi m’attendre. Mon cercle d’ami.es le sait déjà, mais c’est tout.
En tout cas, merci d’avoir lu!
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SafranPolyvalent8
elle/elle·14 ans
2jComment embrasserAllô !
Au fond, j'aimerais savoir c'est quoi le mouvement d'embrasser. Genre, je sais que quand on fait un bec sec, on part de l'intérieur vers l'extérieur en inspirant de l'air, mais genre, comment on embrasse pour de vrai ?
Ouais... c'est ça. Merci !
Réponses
TacoAdmirable14
elle/elle
Salut! Merci d’avoir pris le courage de partager tout ça. Ce que tu vis est vraiment important, et ça demande énormément de force d’essayer de comprendre ce qui se passe en toi depuis deux ans. Tu mérites d’être écouté·e et pris·e au sérieux dans ce processus.
Le fait que toi et ta mère ayez commencé à explorer la neurodivergence montre déjà une belle démarche de compréhension et de bienveillance envers toi-même. Beaucoup de gens ne réalisent pas à quel point le TDAH et le TSA peuvent se présenter différemment chez les femmes, ni à quel point le masking peut rendre les signes moins visibles de l’extérieur. Ce n’est pas parce que certaines personnes ne te croient pas que ton vécu est moins réel.
C’est normal d’avoir peur avant un diagnostic. C’est un pas vers l’inconnu, et ça touche à quelque chose de très intime. Mais ce processus est là pour t’aider à mettre des mots sur ce que tu ressens, pas pour te juger. Les professionnel·le·s sont justement formé·e·s pour reconnaître des signes qui ne sont pas toujours évidents pour l’entourage.
Si tu as peur d’en parler à ton intervenante, peut-être que tu pourrais commencer par lui écrire ce que tu ressens, ou lui montrer un texte que tu as préparé. Parfois, c’est plus facile de s’exprimer sans avoir à le dire à voix haute. Tu peux aussi lui dire que tu es nerveux·se et que tu as peur de ne pas être cru·e — c’est quelque chose que beaucoup de gens vivent, et ça peut ouvrir une discussion plus douce.
Pour alléger le processus, quelques idées :
-T’entourer de personnes qui te croient et te soutiennent, même si elles ne comprennent pas tout.
-Noter tes expériences, tes difficultés, tes forces aussi — ça peut t’aider à te sentir plus préparé·e.
-Te rappeler que le diagnostic n’est pas une étiquette, mais un outil pour mieux te comprendre.
-Te donner le droit d’être nerveux·se. C’est normal, et ça ne veut pas dire que tu n’es pas légitime.
Tu n’es pas seul·e dans ce que tu vis. Beaucoup de personnes passent par ce genre de questionnements, et ça ne diminue en rien la valeur de ton ressenti. Tu mérites d’être soutenu·e et accompagné·e avec respect et douceur.
Prends soin de toi, vraiment.