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La cyberintimidation: légale ou non?

La cyberintimidation, c’est grave! Ça crée beaucoup de tort aux jeunes qui en sont victimes, et c’est aussi risqué pour les jeunes qui intimident les autres. Dans tous les cas, c’est inacceptable, et certains gestes sont même punis par la loi.

Les conséquences pour les victimes

Comme la cyberintimidation se passe sur Internet 💻, les jeunes qui en sont victimes ne peuvent pas y échapper.

  • Ça les suit partout: à l’école, à la maison ou dans leurs loisirs.
  • Les gestes d’intimidation peuvent être vus par beaucoup de gens.
  • Les jeunes qui intimident peuvent être plus agressif·ve·s 😤, parce qu’ils ne peuvent pas voir les effets de leurs actions. Ils ne savent pas à quel point ça peut blesser l’autre.

Pour les jeunes victimes de cyberintimidation, les conséquences peuvent être très importantes.

  • Ils·elles peuvent perdre leurs ami·e·s, perdre leur réputation et se sentir isolé·e·s.
  • Ils·elles peuvent se sentir mal à l’école et avoir de moins bonnes notes.
  • Ils·elles peuvent perdre leur estime de soi, devenir anxieux·se·s, se sentir vulnérables ou même avoir des idées suicidaires.

Les conséquences pour les personnes qui intimident

Un·e jeune qui fait de la cyberintimidation s'expose également à de graves conséquences:

  • Il·elle risque de recevoir des réactions bien réelles, dans la vraie vie. La victime peut décider de réagir, de venir lui répondre en face, de se venger ou de le·la dénoncer à l’école ou à la police.
  • Son fournisseur Internet pourrait décider de lui couper son accès, parce qu’il·elle viole les règles d’utilisation de la compagnie.

Certains gestes de cyberintimidation sont illégaux, et un·e jeune qui en est reconnu·e coupable peut être sévèrement puni·e par la loi 📜:

  • Il·elle peut être arrêté·e par la police 👮‍♀️ et devoir passer en cour.
  • Il·elle peut avoir à faire des travaux communautaires ou même, dans les cas graves, se retrouver en centre jeunesse.
  • Il·elle peut devoir verser une somme d’argent à la victime de cyberintimidation. La police ouvre un dossier à son nom, et ses gestes peuvent laisser des traces très longtemps.

Des exemples de gestes illégaux 🚓

Voici quelques exemples de gestes illégaux tirés du site Éducaloi

  • Camille envoie des tonnes de messages blessants à Pablo

    Il est interdit de harceler quelqu’un en lui envoyant des messages qui lui font craindre pour sa sécurité. Camille pourrait être interrogée par la police et même être accusée de harcèlement criminel.

  • Félix ridiculise Olivia sur Facebook

    Il est interdit de nuire à la réputation d’une personne en publiant quelque chose qui pousserait les gens à la haïr, la mépriser ou la trouver ridicule. Il est aussi interdit d’écrire des insultes graves contre quelqu’un.

  • Zoé menace Aïcha par texto: elle jure de la frapper à la sortie de l’école

    Les menaces de mort ou de blessures sont interdites. Il est aussi interdit de menacer de briser les objets de quelqu’un. Zoé pourrait être accusée de menaces ou d’intimidation. Et peu importe qu’elle ait ou non l’intention de mettre ses menaces de violences à exécution! Il suffit que les menaces soient prises au sérieux par Aïcha.

  • William partage sur Twitter les photos intimes de son ex, sans son accord

    Il est interdit de publier ou de partager les images intimes de quelqu’un sans son accord.
    Qu’est-ce qu’une image intime? C’est une image qui montre certaines parties du corps, comme les seins ou le sexe. C’est aussi une image qui représente une activité sexuelle: deux personnes qui couchent ensemble, par exemple.

  • Justine écrit à un élève de son école pour lui dire de se suicider

    Il est interdit d’inciter fortement une personne à se tuer. On pourrait alors être accusé de conseil au suicide.

Te reconnais-tu dans l’une de ces situations? As-tu été victime ou as-tu posé des gestes d’intimidation? Es-tu témoin de cyberintimidation? Si oui, rappelle-toi que cette situation est inacceptable et qu’elle doit cesser. Demande l’aide d’un·e intervenant·e de ton école, d’un adulte de confiance ou contacte-nous, à Tel-jeunes!

Parle à un·e intervenant·e

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514 600-1002