Dépression?

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LapinFière15

elle/elle

3a

Allo! Ça fait un bout que j’ai pu vraiment de motivation, que je suis tannée de la vie pi que disons que je me fait du mal. Aussi jai des problèmes d’anxiété deja diagnostiquer mais on ma jamais vraiment traité pour ça parce que cetait pas assez “sérieux” (je suis pas capable de manger en public pi je fesais des crises de paniques chaques jours). Jai des problèmes avec mon apparences, je mange de moins, je dors de moins en moins pi je suis bête avec tout le monde. Je pense que je fait de la dépression mais je veut pas em parler avec mes parents et je voudrais avoir un vrai diagnostique. Est ce que ya un endroit ou je peux le faire sans avoir besoin d’un adulte avec moi? Mercii

Réponses

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    LinAmusé9 alltheme

    Ado TJ·elle/elle·19 ans

    3a

    Allo! Comment ça va?

    Tu fais vraiment bien à mon avis de vouloir avoir un vrai diagnostic. Et il y a en effet plusieurs personnes qui peuvent t'aider à en avoir un (ou pas si en fin de compte tu n'as pas de dépression). Dépendamment de ton âge, tu pourrais voir ce/cette professionnel/le confidentiellement (avec le secret professionnel)! C'est à partir de l'âge de 14 ans qu'on peut consulter seul.e, sans que nos parents soient avisés (sauf en cas de danger très grave). Si tu es plus jeune, je ne crois pas que ce sera possible de le faire sans que tes parents le sachent. Mais tu peux très bien prendre rendez-vous avec, par exemple, un.e TES de ton école pour lui en parler. Aucun adulte n'aurait alors à t'accompagner. Et c'est le/la TES qui te réfèrerait par la suite au/à la professionnel qui te donnerait un diagnostic s'il y a lieu.

    Aussi, des membres de la fondation Jeunes en tête sont venus dans ma classe il y a quelque temps (cette année) nous parler de la dépression. Ils nous ont laissé un aide-mémoire sur les symptômes et manifestations de la dépression ainsi que les étapes pour agir. Je me suis dit que ça pourrait t'intéresser, alors je te les partage :)

    La première étape, c'est celle d'observer. Être attentive à la rupture* et décoder les signes de détresse. C'est justement exactement ce que tu as fait! Alors bravo ;) Dans ce que tu as nommé, je crois reconnaitre :

    • l'irritabilité excessive (lorsque tu disais être bête avec tout le monde)
    • la déprime/tristesse (tu ne l'as pas nommé explicitement, mais j'ai tout de même pu le comprendre)
    • la perte d'intérêts (avec le manque de motivation que tu nommais)
    • les troubles d'appétit (perte d'appétit et/ou de poids)
    • les troubles du sommeil (tu disais dormir moins : est-ce de l'insomnie, tu crois?)
    • la dévalorisation (avec ton apparence/image corporelle).

    Ce sont toutes des manifestations de la dépression qui nous ont été enseignées durant cette genre de conférence. Dans les autres symtptomes (que tu n'as pas décrit dans ton texte mais qui restent des syptomes de la dépression), il y a :

    • l'agitation ou le ralentissement
    • la fatigue ou le manque d'énergie
    • la difficulté de concentration ou l'indécision
    • les pensées récurrentes de mort ou de suicide
    • le retrait ou la dépendance sociale
    • les masques (c'est-à-dire de cacher notre ressenti avec une fake personnalité ou avoir des épisodes de violence qui ne nous ressemblent pas, par exemple)
    • la négation ou la résistance (comme ne pas reconnaître qu'on ne va pas bien)

    Peut-être te reconnais-tu dans quelques-uns de ces symptômes. Pas tous et c'est normal! Si oui, l'étape suivante est d'en parler. Tu l'as fait en venant ici, ce qui est super :) Ensuite, ce qu'il faut, c'est trouver une ressource (un.e professionnel.le de la santé) si ça continue. Et finalement, il faut persévérer. « Garder espoir; la dépression est réversible. »

    Ce que j'aimerais ajouter, c'est que tu n'as pas besoin d'aucun de ces symptomes pour ne pas aller bien et pour que ça soit valide. Tu as le droit de demander de l'aide n'importe quand. Il n'y a pas de critère! Alors je te dirais vraiment de ne pas hésiter à aller voir un.e intervenant de ton école, d'un CLSC proche de chez toi, etc, ou simplement un adulte en qui tu as confiance. Tu mérites d'aller mieux ❤

    J'espère que ça t'aidera un petit peu. J'ai l'impression d'avoir donné beaucoup d'infos ;) C'est pas nécessaire de tout comprendre ou de tout lire les symptomes. 'Cest vraiment juste des informations en vrac si jamais ça peut te rassurer. Ce que j'aimerais surtout que tu retiennes, c'est que tu fais la bonne chose en demandant de l'aide. Ne lâche surtout pas. Il y a du monde pour t'aider. Tu n'es pas seule pour t'en sortir et tu n'es pas la seule à vivre ça. C'est pas facile et tu es bonne. xxx


    *La rupture, c'est lorsqu'on remarque un gros clash entre ta personnalité d'avcant et celle de maintenant. Plusieurs symptomes intenses surgissent et à partir de ce moment et ils persistent sans montrer de signe d'amélioration.

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Liste de discussions

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    AigleGentille10

    elle/elle

    1j
    Pourquoi?

    Pourquoi? Pourquoi les choses changent-ils si vite? Pourquoi d'une journée à l'autre, on peut changer d'avis, annuler quelque chose, passer de bien à mal ? Toutes les questions roulent dans ma tête et ça m'angoisse tellement..

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    AigleGentille10

    elle/elle

    1j
    Trop de pression ?

    C'est temps-ci, c'est LA période d'examen de l'année, le gel d'horaire. J'ai déjà fait 4 examens sur 5 dont 3 j'ai déjà eu les résultats mais bref.... L'an prochain, je compte entrer dans l'harmonie de mon école mais pour cela , je dois passer toute mes matières. Si j'en coule 1 seule, je dois soit faire des cours d'été, soit ne pas entrer dans l'harmonie. Pour moi, 85 % n'est pas une bonne note. Pour que je la considère bonne, je dois avoir au moins 90%. Depuis le début de l'année je n'arrive pas à m'enlever cette pression constante en plus du bruit insupportable des corridors d'école et du stress quotidiens... Je commence a me fatiguer a force de me mettre de la pression. Si j'ai 71%, je vais faire genre que je suis contente de ma note, alors que quand je vais arriver dans ma chambre le soir, je vais pleurer. Est-ce possible d'avoir un truc quelconque pour l'année prochaine??

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    AigleGentille10

    elle/elle

    1j
    Je me demande si c'est normal...

    En gros... Je suis autiste et j'ai souvent besoin de prendre du temps pour moi dans ma chambre ou a la mdj ( maison des jeunes). Le problème avec tout ca c'est mon frère... il arrive a ses 11 ans ( l'âge pour entrer a la mdj) et je n'arrive pas a accepter cela.. Le fait qu'il puisse aller à un endroit que j'avais pour moi, me bouleverse. Le changement en général me fait peur. J'ai l'impression que la relation entre moi et mon frère se brise légèrement ( comme briser une amitié ). Le temps passe trop vite. Le dernier souvenir clair que j'ai de mon frère est quand j'était à la même école que lui ( lui en 2e année primaire).. Je ne sais plus quoi faire. C'est comme si j'était là, mais pas là en même temps.

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    FondueMinutieux10

    elle/elle

    1j
    Je n'arrive pas a tourner la page

    Mon chère ex-meilleur ami, Potate. J'ai oublié tous les détails de ce qui s'est passé, mais je n'oublierai jamais ce que j'ai ressenti. Penser à toi, c'est comme me tuer encore et encore. Je souffre tellement de vouloir te parler et de vouloir revenir en arrière. Je sais que j'étais problématique, et devine quoi ? Je le suis encore. Juste un peu plus mûre dans la vie... mais je croyais vraiment que tu serais là, même si mentalement j'allais très mal. J'aurais aimé que tu communiques plus... je t'aurais écouté et j'aurais fait de mon mieux. Tu penses probablement que je suis un monstre, un moins que rien, une folle, une mauvaise amie. C'est visible. Ça fait mal. Je suis désolée d'avoir été négligente, j'ai probablement fait ou dit des choses qui t'ont énervée.Ce qui me rend aussi triste, c'est que je culpabilise sur tout, parce que je pense que c'est tout ce que je mérite. Mais est-ce vrai ? Je n'en ai aucune idée. Dis-moi, Potate... as-tu fait semblant d'être mon amie vers la fin ? Dis-moi, as-tu dit du mal de moi dans mon dos ? As-tu arrêté de me parler parce que j'étais trop envahissante, ou parce que tu avais trouvé une meilleure amie qui répondait à tous tes critères à nouveau ? Dis-moi... est-ce que ça t'a fait autant de mal qu'à moi, ou bien c'était déjà terminé pour toi depuis longtemps ? Si c'était... terminé depuis longtemps, pourquoi as-tu simplement commencé à moins me parler du jour au lendemain, me laissant pleurer dans ma misère tout en sachant que j'avais peur de l'abandon ?Est-ce que ça fera moins mal avec le temps ? Ça fait déjà un an et 4 mois. Oui, j'ai compté, parce qu'au fond, si tu n'avais pas été là pour moi, je ne serais sûrement plus en vie aujourd'hui. Tu m'as gardée en vie, mais pourquoi l'as-tu fait alors qu'au fond, tu savais que tu partirais ? Me voilà dans un nouvel épisode dépressif, mais cette fois, sans toi. Vais-je célébrer l'année 2027 sans toi ? Vais-je avoir 18 ans sans toi ? La seule raison pour laquelle ça fait un peu moins mal, c'est qu'une partie de moi espère que tu réapparaîtras en disant que tu es désolée. Mais nous savons tous les deux que ça n'arrivera pas. Alors quand j'y pense, mon cœur me fait mal, pas métaphoriquement. Il fait mal, il fait vraiment mal.Est-ce qu'il vaut mieux souhaiter ne jamais t'avoir rencontrée ou bien souhaiter que notre amitié ne se soit jamais terminée ? Penses-tu encore à moi parfois, comme moi je pense à toi ? ... Je viens tout juste d'effacer une phrase (dis-moi, aimerais-tu qu'on se reparle). C'était trop douloureux d'écrire ça, parce qu'au fond, j'ai peur et je suis certaine que tu ne le veux pas. Que l'idée même de penser à moi te dégoûte.J'ai des problèmes cardiaques, et je ne cherche pas à me faire soigner, car je me dis que si je me retrouve sur mon lit de mort avec seulement deux mois à vivre, j'aurais une bonne raison de t'envoyer un message pour te demander d'être mon amie une dernière fois avant de mourir. Est-ce que ça ne serait pas nice... pour moi ?"