Bulle

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HoumousAttentive9

elle/elle·18 ans

2a

J'ai littéralement l'impression d'avoir une bulle dans le cerveau. Je suis diagnostiqué d'un trouble alimentaire hyperphagique boulimique depuis mes 10 ans (j'en ai 16 aujourd'hui). J'ai tout essayé pour me "guérir": Thérapies, psychiatrie, hypnose, neurofeedback, et tout le reste. Mon médecin semble croire que je suis une cause perdue, que je ne guérirai pas autrement qu'en prenant de la médication. Il m'a prescrit du Vyvance, qui est une pilule de TDAH habituellement, mais comme elle coupe la fin, elle serait supposément une sorte d'aide afin que je perde du poids. Évident, je ne dirai pas de chiffre, mais je vais être franche, je suis grosse et je ne suis pas gênée de le dire. J'ai beaucoup travailler sur l'affirmation de moi-même et de l'image que je montre aux personnes autour de moi. Mais malgré se travaille, rien ne va. J'obsède sur mon physique maladivement, tout en mangeant car c'est ce qui me rend "heureuse". Je pense à tous les petits détails. J'ai hâte à l'été, mais j'ai peur de me mettre en short et en t-shirt. Je ne peux simplement pas me baigner et je m'empêche même de faire du vélo, parce que bien évidemment que les personnes en surpoids ne peuvent pas faire d'activité physique. Penser à entrer dans mon cours d'éduc me donne des palpitations et de l'anxiété. Je ne supporte pas que quelqu'un me touche et qu'il remarque mes bourrlets, mes défauts. Un moindre commentaire sur ma consommation de nourriture ou sur mon activité physique m'enrage et me pique, au point où c'est invivable pour moi et les autres. Mon problème, c'est que je sais ce qui cloche. Je sais que si j'avais la détermination et la persévérance, je pourrais atteindre mes buts personnels. Mais la barrière de la phobie sociale et de la peur du jugement est trop solide et trop haute. Ou en tout cas, dans ma tête.

Je partage mon histoire ici car j'ai besoin de conseil. J'ai besoin de sortir de ma tête. J'aimerais vivre une adolescence normale, ou du moins, moins lourde. Si mon histoire peut aider qui que ce soit, j'en suis vraiment reconnaissante

Réponses

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    LinAmusé9 alltheme

    Ado TJ·elle/elle·19 ans

    2a

    Allo @HoumousAttentive9 :)

    Je voulais juste te dire en partant que je te trouve super inspirante de ne pas être gênée de dire que tu es grosse :) Je comprends toujours pas pourquoi le mot gros a une connotation négative... C'est tellement niaiseux. J'espère vraiment qu'on arrivera à faire changer les choses, les perceptions des gens. C'est fou comment juste un mot peut porter un bagage lourd de sens. Je sais qu'au moins, avec le temps, on peut complètement le revirer :)

    Pour revenir à ton histoire, je la trouve tout aussi inspirante que toi :) C'est tellement normal d'avoir peur. De plus en plus, j'essaie de faire attention à ce que je mange. Et pourtant, je suis en santé. C'est normal d'avoir des bourrelets, d'avoir un ventre. On est tellement nombreux.ses à être complexés par des parties de notre corps... qu'on devrait pourtant au contraire trouver si belles! Mais c'est pas facile de les aimer.

    J'ai un.e ami.e qui est passé.e par là aussi. Iel a réussi à passer au travers de son trouble alimentaire et est tellement joli.e comme iel est! Avec ses formes bien à iel, avec sa belle personnalité. Je suis sûre que tu es magnifique, toi aussi. Et je te souhaite du plus profond de mon coeur de russir à te voir comme je te verrais si tu étais devant moi. Belle, intelligente, inspirante.

    Prends bien soin de toi. Être soi-même et s'aimer, c'est le travail d'une vie, parfois. Mais ça vaut la peine de continuer à persévérer. Pour changer les mentalités, les standards, l'avenir. Bon, c'est rendu un peu deep là ;) Bref, je suis avec toi! xxx

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Liste de discussions

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    AigleGentille10

    elle/elle

    18h
    Pourquoi?

    Pourquoi? Pourquoi les choses changent-ils si vite? Pourquoi d'une journée à l'autre, on peut changer d'avis, annuler quelque chose, passer de bien à mal ? Toutes les questions roulent dans ma tête et ça m'angoisse tellement..

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    AigleGentille10

    elle/elle

    19h
    Trop de pression ?

    C'est temps-ci, c'est LA période d'examen de l'année, le gel d'horaire. J'ai déjà fait 4 examens sur 5 dont 3 j'ai déjà eu les résultats mais bref.... L'an prochain, je compte entrer dans l'harmonie de mon école mais pour cela , je dois passer toute mes matières. Si j'en coule 1 seule, je dois soit faire des cours d'été, soit ne pas entrer dans l'harmonie. Pour moi, 85 % n'est pas une bonne note. Pour que je la considère bonne, je dois avoir au moins 90%. Depuis le début de l'année je n'arrive pas à m'enlever cette pression constante en plus du bruit insupportable des corridors d'école et du stress quotidiens... Je commence a me fatiguer a force de me mettre de la pression. Si j'ai 71%, je vais faire genre que je suis contente de ma note, alors que quand je vais arriver dans ma chambre le soir, je vais pleurer. Est-ce possible d'avoir un truc quelconque pour l'année prochaine??

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    AigleGentille10

    elle/elle

    19h
    Je me demande si c'est normal...

    En gros... Je suis autiste et j'ai souvent besoin de prendre du temps pour moi dans ma chambre ou a la mdj ( maison des jeunes). Le problème avec tout ca c'est mon frère... il arrive a ses 11 ans ( l'âge pour entrer a la mdj) et je n'arrive pas a accepter cela.. Le fait qu'il puisse aller à un endroit que j'avais pour moi, me bouleverse. Le changement en général me fait peur. J'ai l'impression que la relation entre moi et mon frère se brise légèrement ( comme briser une amitié ). Le temps passe trop vite. Le dernier souvenir clair que j'ai de mon frère est quand j'était à la même école que lui ( lui en 2e année primaire).. Je ne sais plus quoi faire. C'est comme si j'était là, mais pas là en même temps.

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    FondueMinutieux10

    elle/elle

    1j
    Je n'arrive pas a tourner la page

    Mon chère ex-meilleur ami, Potate. J'ai oublié tous les détails de ce qui s'est passé, mais je n'oublierai jamais ce que j'ai ressenti. Penser à toi, c'est comme me tuer encore et encore. Je souffre tellement de vouloir te parler et de vouloir revenir en arrière. Je sais que j'étais problématique, et devine quoi ? Je le suis encore. Juste un peu plus mûre dans la vie... mais je croyais vraiment que tu serais là, même si mentalement j'allais très mal. J'aurais aimé que tu communiques plus... je t'aurais écouté et j'aurais fait de mon mieux. Tu penses probablement que je suis un monstre, un moins que rien, une folle, une mauvaise amie. C'est visible. Ça fait mal. Je suis désolée d'avoir été négligente, j'ai probablement fait ou dit des choses qui t'ont énervée.Ce qui me rend aussi triste, c'est que je culpabilise sur tout, parce que je pense que c'est tout ce que je mérite. Mais est-ce vrai ? Je n'en ai aucune idée. Dis-moi, Potate... as-tu fait semblant d'être mon amie vers la fin ? Dis-moi, as-tu dit du mal de moi dans mon dos ? As-tu arrêté de me parler parce que j'étais trop envahissante, ou parce que tu avais trouvé une meilleure amie qui répondait à tous tes critères à nouveau ? Dis-moi... est-ce que ça t'a fait autant de mal qu'à moi, ou bien c'était déjà terminé pour toi depuis longtemps ? Si c'était... terminé depuis longtemps, pourquoi as-tu simplement commencé à moins me parler du jour au lendemain, me laissant pleurer dans ma misère tout en sachant que j'avais peur de l'abandon ?Est-ce que ça fera moins mal avec le temps ? Ça fait déjà un an et 4 mois. Oui, j'ai compté, parce qu'au fond, si tu n'avais pas été là pour moi, je ne serais sûrement plus en vie aujourd'hui. Tu m'as gardée en vie, mais pourquoi l'as-tu fait alors qu'au fond, tu savais que tu partirais ? Me voilà dans un nouvel épisode dépressif, mais cette fois, sans toi. Vais-je célébrer l'année 2027 sans toi ? Vais-je avoir 18 ans sans toi ? La seule raison pour laquelle ça fait un peu moins mal, c'est qu'une partie de moi espère que tu réapparaîtras en disant que tu es désolée. Mais nous savons tous les deux que ça n'arrivera pas. Alors quand j'y pense, mon cœur me fait mal, pas métaphoriquement. Il fait mal, il fait vraiment mal.Est-ce qu'il vaut mieux souhaiter ne jamais t'avoir rencontrée ou bien souhaiter que notre amitié ne se soit jamais terminée ? Penses-tu encore à moi parfois, comme moi je pense à toi ? ... Je viens tout juste d'effacer une phrase (dis-moi, aimerais-tu qu'on se reparle). C'était trop douloureux d'écrire ça, parce qu'au fond, j'ai peur et je suis certaine que tu ne le veux pas. Que l'idée même de penser à moi te dégoûte.J'ai des problèmes cardiaques, et je ne cherche pas à me faire soigner, car je me dis que si je me retrouve sur mon lit de mort avec seulement deux mois à vivre, j'aurais une bonne raison de t'envoyer un message pour te demander d'être mon amie une dernière fois avant de mourir. Est-ce que ça ne serait pas nice... pour moi ?"