J'ai fugué...? (pour le meilleur et pour le pire)

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LamaGentille14

elle/elle·17 ans

11m

Il y a presqu’un mois, j’avais écrit sur le forum pour parler de ma peur que mes parents se séparent, que je me sentais prise entre leurs chicanes et que je détestais avoir l’impression qu’ils essaient constamment de me rallier de leur côté.

Mercredi soir, j’ai explosé, et j’ai maintenant la certitude que rien de tout ça n’est dans ma tête. Je vous explique.

Mercredi soir, j’étais à la ferme en train de traire les vaches avec mes parents, lorsque mon père a commencé à chialer parce que ma mère avait envoyé de l’eau sur son cellulaire. J’ai, comme à mon habitude, fait comme si je n’avais rien entendu, puisque je ne veux pas être mêlée à ça. Sauf que, quand mon père en a rajouté en disant que ma mère avait fait exprès pour envoyer de l’eau dessus et bla bla bla, j’ai juste eu envie de lui crier de se la fermer. Et je me suis promis que, s’il en rajoutait encore, j’allais le lui dire. Le problème, c’est que ça m’arrive souvent de me dire que je vais leur dire de se taire après deux trois fois où un de mes parents chiale sur la même chose contre l’autre mais, à chaque fois, ils arrêtent avant que j’en aie l’occasion. Mais, mercredi, mon père en a rajouté pour une troisième fois. C’était l’occasion parfaite pour moi. Mais, au final, est-ce que j’avais vraiment envie de vivre avec les conséquences? Alors je n’ai rien dit.

Sauf que, pour une quatrième fois, mon père en a encore trouvé à dire sur le fait que ma mère avait envoyé de l’eau sur son foutu cellulaire, alors que ce n’était pas plus pire que quelques foutues gouttelettes de pluie! Et, à un moment donné, ma tolérance a des limites, alors j’ai vraiment explosé. J’ai crié vraiment fort « ARRÊTE! », et mon père a simplement continué à se justifier du pourquoi il accusait ma mère, mais je n’ai même pas écouté et je l’ai coupé en criant « MAIS REVIENS-EN! ».

Et vous savez ce qu’il m’a répondu? « Ost** que t’es pareille comme ta mère ». Je n’en revenais pas qu’il me dise ça. J’ai littéralement senti mon visage se décomposer et j’ai regardé mon père en pleurant. Et il ne se souciait même pas du fait que j’étais en train de pleurer, il s’est simplement retourné pour aller s’occuper d’une vache.

Alors, toujours en pleurant, je suis partie en courant en abandonnant au sol ce que j’avais dans les mains. Je suis sortie de la ferme, mais je ne voulais pas retourner à la maison puisque je ne voulais pas qu’un de mes parents vienne me retrouver, je ne voulais pas parler. Alors je suis partie dans les champs derrière chez moi.

Sauf que, lorsque l’adrénaline et la colère sont tombées, j’ai réalisé que j’étais vraiment rendue loin et je me suis mise à paniquer. Il faut savoir que je suis très anxieuse (peur de mourir et tout) et donc, comme il faisait noir autour de moi, j’ai commencé à entendre des bruits et à halluciner des silhouettes.

Alors je suis retournée à la course vers la ferme, mais je me suis arrêtée dans le champ le plus près de chez moi. Je n’avais aucune idée depuis combien de temps j’étais dehors puisque je n’avais rien emporté avec moi, mais je n’étais pas prête à rentrer. Je suis donc restée dans le champ, accoté contre un arbre. J’étais assez près pour me sentir en sécurité (je voyais la route et la lumière de la ferme), mais suffisamment loin pour qu’on ne puisse pas me voir depuis la ferme.

Je suis restée là très longtemps en regardant les voitures passer, et j’ai fini par me dire qu’il faudrait que je rentre. Mais je n’en avais pas envie. Alors j’ai commencé à compter les voitures et je me suis dit que, après cent, je rentrerais (sachant que j’habite sur une route relativement passante mais, à cette heure-là, il n’y avait pas grand monde).

J’étais rendue à quarante-trois quand j’ai vu une lumière s’approcher de moi. C’était ma mère. Elle s’inquiétait parce qu’elle ne savait pas où j’étais. Mais elle n’était pas fâchée.

Je me suis demandé si c’était légitime d’être partie comme ça sans rien dire. Est-ce que c’est comme si j’avais fugué, même si c’était pendant une heure?

Ma mère m’a entraînée avec elle en me posant des questions sur comment je me sentais, mais je ne voulais pas parler. Alors elle m’a simplement guidée jusqu’à la voiture, elle m’a dit qu’on allait courir (je lui avais dit plus tôt dans la soirée que j’irais avec elle), que ça allait me faire du bien pour évacuer ce que je ressentais. Elle ne savait pas que je venais de courir les trois quarts de la longueur de nos champs. Je ne lui ai pas dit.

On s’est rendues jusqu’au village, on a couru pendant près de quarante minutes, et je n’ai pas dit un mot jusqu’à ce qu’on retourne à la voiture.

Ma mère n’a pas démarré. Elle m’a dit qu’elle avait besoin de savoir ce qui m’avait fait réagir comme ça. J’ai commencé à pleurer en y repensant. J’ai dit que c’était à cause de mon père, mais ce n’était pas la vérité. Et ma mère le savait. Elle m’a dit qu’il devait y avoir bien plus que ça, que je devais avoir de la colère d’accumulée depuis longtemps pour crier puis partir comme ça (même si j’y avais souvent pensé ces derniers temps, jamais de ma vie je n’avais « fugué » comme ça).

Je ne voulais pas lui dire la vérité, je ne voulais pas qu’elle sache. Elle a insisté. J’ai fini par lui avouer que je n’étais plus capable de les entendre se dénigrer de la sorte et que je détestais qu’ils tentent chacun de me rallier de leur côté.

Ma mère m’a avoué qu’ils n’étaient pas dans une bonne passe. Mes sanglots ont redoublé. Elle m’a confirmé ce que je ne voulais pas entendre. J’avais maintenant la certitude qu’il y avait vraiment un problème, que je ne m’imaginais rien depuis tout ce temps.

Ma mère a commencé à pleurer elle aussi, alors que les fois où je l’ai vue pleurer se comptent sur les doigts d’une seule main. Elle m’a avoué qu’elle voyait une thérapeute en relation d’aide pour ça, et qu’elle voyait son médecin la semaine prochaine pour savoir si elle faisait une dépression. Elle aussi elle n’est plus capable de se chicaner à longueur de journée avec mon père.

Elle m’a demandé ce que je croyais être le mieux pour moi. J’avais l’impression que c’était une question détournée pour me demander si je voulais qu’ils se séparent. J’avais envie de lui dire que je ne voulais pas qu’ils se séparent, mais ce n’est pas à moi de prendre la décision. Alors j’ai simplement répondu que je n’en savais rien.

Elle m’a dit qu’elle allait tout faire pour me rendre la vie la plus facile, que je n’avais pas à être mêlée à ça.

On est rentrée à la maison deux heures après être parties, parce que ma mère n’avait vraiment pas envie de rentrer.

Et mon père, il fait comme si de rien n’était avec moi. Comme si rien ne s’était passé mercredi soir. Je ne sais même pas s’il a eu connaissance du fait que j’avais « fugué ». Je ne suis pas à l’aise avec le fait qu’il agisse comme ça avec moi. Mais je n’ai pas envie de parler de ce qu’il s’est passé alors, moi aussi, je fais comme s’il n’y avait rien eu.

Je ne sais plus quoi penser de tout ça. Ma mère m’a confirmé ce que je redoutais, je ne peux plus vivre dans le déni maintenant. Et de savoir que ma mère est elle aussi beaucoup affectée par la situation me fait réaliser que c’est peut-être encore plus grave que ce que je pensais. J’ai tellement, tellement peur qu’ils se séparent, et j’ai tellement l’impression que c’est ce qui va arriver…

Réponses

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    TempêteFestif3

    elle/elle·14 ans

    10m

    Je suis super touchée par ton texte @LamaGentille14. Je crois que tu as bien fait de t'éloigner un moment de chez toi pour réfléchire et te calmer. C'est extrêmement normal de réagir. Moi mes mamans se sont séparées, et je sais que c'est plus dur qu'on le pense. Même si on le croit pas, ils resteront toujours tes parents. Tu as le droit d'appuyer et d'accompagner ta mère, mais tu dois aussi te considérer toi et tes ressentis pour aider tes parents. Ils faut, comme tu le dis, disocier ton ressentit de celui de tes parents pour cerner ce que tu peux faire de possible pour aider ta famille. Tu pourrait aussi parler à tes amis, tes proches, un professionnel, ou un professionnel de ton école pour t'aider.

    Tu n'est pas seule @LamaGentille14. On est avec toi. N'hésite pas à revenir.

    @TempêteFestif3.

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    NuageCompréhensif2

    iel·16 ans

    6m

    Coucouw ! Ton histoire est intéressante..

    Tu as peur que tes parents se séparent.. Mais au fond, c'Est pt mieux? I mean.. Je ne te connais pas, mais ce que tu racontes, c'est.. toxique..?

    J'ai déjà fugué toute une nuit.

    Et on en parle encore.. Ce n'était pas pour la même raison, mais je le dis pour que tu saches que je comprends ce que tu ressens à penser que c mal et tt et tt.. Mais au fond, tu as eu raison.

    S'éloigner et prendre le temps de réfléchir, c ce qu'il y a de mieux à faire

    Prends soin de toi !❤️

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    RoquetteImpressionnant6

    il/lui

    2j
    jai peur de pas laimer :(

    Ma copine(20 ans) et moi (20ans) sommes ensemble depuis trois ans, vivant à trois heures de route l’un de l’autre. Il y a environ trois semaines, tout allait bien, sauf que j’avais des doutes sur mes sentiments pour elle à cause de la distance, même si tout allait bien chaque fois que nous nous voyions le week-end. Je ne suis pas du genre à beaucoup manquer les gens ; Ma famille ou mes amis ne me manquent pas vraiment, et ma copine ne me manque pas non plus de cette façon, même si parfois j’aimerais qu’elle soit là avec moi quand je fais une activité, que je passe une mauvaise journée ou que je me sens stressé. Parfois, j’ai juste envie d’être dans ses bras. Aussi, parfois elle veut des œufs le matin ; Je n’ai pas vraiment envie de les faire, mais je le fais quand même parce que j’adore la voir heureuse et souriante.Mais depuis jeudi dernier, j’ai l’impression de ne pas l’aimer — comme si je n’avais pas hâte de la voir, mais en même temps, j’ai hâte de le voir. Je me demande sans cesse si je l’aime encore. Je passe mes journées en ligne à chercher des signes de savoir si je l’aime ou non ; parfois, ce sentiment revient et je veux la voir, et je sais au fond de moi que je l’aime. Aussi, ce matin, elle m’a appelé par un surnom que j’aime, et j’ai souri, mais je n’ai ressenti ni amour ni bonheur:( La même chose s’est produite quand elle a dit qu’elle était fière de moi — j’ai souri fièrement, mais je n’ai rien ressenti. En ce moment, je me sens neutre face au fait que nous nous voyons vendredi :( mais je veux être avec elle. Je ne comprends pas. Je viens de raccrocher un appel avec elle et j’étais content ; Je lui demandais à propos de l’examen qu’elle a passé et j’étais vraiment intéressé. Je ne comprends pas :( Je ne veux pas rompre ni réaliser que je ne l’aime pas, et si tu me demandes, je prendrais soin d’elle si elle est malade, je prendrais soin d’elle directementMais maintenant, chaque matin, la première chose à laquelle je pense, c’est si je l’aime ou pas. Chaque jour, j’ai l’impression que quand je l’appelle, je suis agacé par elle, même si c’est moi qui l’ai appelée en premier ou que j’étais content de la voir m’appeler. Il y a environ une semaine, j’ai pensé à lui offrir une petite surprise comme ça parce que je le veux, etc. Et il y a deux jours, j’imaginais la vie avec elle ensemble chez nous, j’étais heureux et excitant parce que j’aimerais vivre avec elle et avoir notre temps partagé, et j’ai l’impression de ne pas l’aimer chaque jour :( Et comme je l’ai dit, parfois j’ai ce moment où je ne le sais pas, comme de la clarté, et j’ai l’impression de savoir que je l’aime au fond de moiTL ; DR J’ai l’impression de ne plus l’aimer mais en même temps je l’aime :(Peut-on le réparer ? ou pas

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    KoalaÉpatante4

    elle/elle

    3j
    desolé si c’est long (TW mutilation et pensées suicidaire)

    Coucou! Donc ça fait un petit bout que j’ai pas écrit ici mais la je vais vraiment pas bien. Alors tout d’abord, l’année dernière jetais toujours triste et depressive. Au debut de cette année je pensais que ça allait mieux mais finalement je suis en train de retomber. Alors premièrement, je me sent vraiment rejet dans mon groupe d’ami. En gros une de mes meilleure amie est revenu habiter ici et elle va a la meme ecole que moi. Au debut jetais vraiment contente parce que je la considère comme ma sœur mais à un moment donné elle a commencer a beaucoup s’incruster dans ma vie. Elle est devenu vraiment proche d’une fille avec que je me suis rapproché en debut d’année et avec qui je m’entendais super bien et maintenant je parle beaucoup moins avec elle. On traine encore ensemble mais je me sent tout le temps rejeté. Aussi, j’ai commencer a me mutiler plus régulièrement. C’est inoffensif pour l’instant mais j’ai peur que ça dégénère. J’ai aussi des idées suicidaires. J’en ai depuis longtemps mais ça devient plus sérieux et c’est littéralement la chose qui occupe le plus mes pensées. Par contre je sais que je ne vais pas passer à l’action et ça me rassure. Je pense aussi que j’ai un tdah et un trouble d’hyperphagie boulimique mais je ne suis pas diagnostiquée. Le problème c’est que j’ai souvent l’impression que mes problèmes sont pas autant valides que ceux des autres. Je sait plus vraiment quoi faire.

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    AmandeAdmirable3

    elle/elle·15 ans

    4j
    Mon premier chum

    Bonjours j’espère vous allez bien! Je viens d’avoir mon premier chum ett mais y’a tlm de truc qui me fait peur ou qui me tracasse parce que vue que c’est la première fois j’ai l’impression de ne pas savoir comment réagir ou quoi dire j’ai peur de rester bloqué et gêné quand je serai devant lui jsp quoi faire genre chui bloqué aidez moi stppp

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    SoleilFidèle15

    elle/elle·14 ans

    4j
    Crush

    J’ai un crush sur un gars de mon âge mais j’ai tellement peur de me faire recale mais en même temps je me dit que si je fais rien il va jamais rien ce passer. Avez-vous des conseille ?