J'ai fugué...? (pour le meilleur et pour le pire)

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LamaGentille14

elle/elle·17 ans

5m

Il y a presqu’un mois, j’avais écrit sur le forum pour parler de ma peur que mes parents se séparent, que je me sentais prise entre leurs chicanes et que je détestais avoir l’impression qu’ils essaient constamment de me rallier de leur côté.

Mercredi soir, j’ai explosé, et j’ai maintenant la certitude que rien de tout ça n’est dans ma tête. Je vous explique.

Mercredi soir, j’étais à la ferme en train de traire les vaches avec mes parents, lorsque mon père a commencé à chialer parce que ma mère avait envoyé de l’eau sur son cellulaire. J’ai, comme à mon habitude, fait comme si je n’avais rien entendu, puisque je ne veux pas être mêlée à ça. Sauf que, quand mon père en a rajouté en disant que ma mère avait fait exprès pour envoyer de l’eau dessus et bla bla bla, j’ai juste eu envie de lui crier de se la fermer. Et je me suis promis que, s’il en rajoutait encore, j’allais le lui dire. Le problème, c’est que ça m’arrive souvent de me dire que je vais leur dire de se taire après deux trois fois où un de mes parents chiale sur la même chose contre l’autre mais, à chaque fois, ils arrêtent avant que j’en aie l’occasion. Mais, mercredi, mon père en a rajouté pour une troisième fois. C’était l’occasion parfaite pour moi. Mais, au final, est-ce que j’avais vraiment envie de vivre avec les conséquences? Alors je n’ai rien dit.

Sauf que, pour une quatrième fois, mon père en a encore trouvé à dire sur le fait que ma mère avait envoyé de l’eau sur son foutu cellulaire, alors que ce n’était pas plus pire que quelques foutues gouttelettes de pluie! Et, à un moment donné, ma tolérance a des limites, alors j’ai vraiment explosé. J’ai crié vraiment fort « ARRÊTE! », et mon père a simplement continué à se justifier du pourquoi il accusait ma mère, mais je n’ai même pas écouté et je l’ai coupé en criant « MAIS REVIENS-EN! ».

Et vous savez ce qu’il m’a répondu? « Ost** que t’es pareille comme ta mère ». Je n’en revenais pas qu’il me dise ça. J’ai littéralement senti mon visage se décomposer et j’ai regardé mon père en pleurant. Et il ne se souciait même pas du fait que j’étais en train de pleurer, il s’est simplement retourné pour aller s’occuper d’une vache.

Alors, toujours en pleurant, je suis partie en courant en abandonnant au sol ce que j’avais dans les mains. Je suis sortie de la ferme, mais je ne voulais pas retourner à la maison puisque je ne voulais pas qu’un de mes parents vienne me retrouver, je ne voulais pas parler. Alors je suis partie dans les champs derrière chez moi.

Sauf que, lorsque l’adrénaline et la colère sont tombées, j’ai réalisé que j’étais vraiment rendue loin et je me suis mise à paniquer. Il faut savoir que je suis très anxieuse (peur de mourir et tout) et donc, comme il faisait noir autour de moi, j’ai commencé à entendre des bruits et à halluciner des silhouettes.

Alors je suis retournée à la course vers la ferme, mais je me suis arrêtée dans le champ le plus près de chez moi. Je n’avais aucune idée depuis combien de temps j’étais dehors puisque je n’avais rien emporté avec moi, mais je n’étais pas prête à rentrer. Je suis donc restée dans le champ, accoté contre un arbre. J’étais assez près pour me sentir en sécurité (je voyais la route et la lumière de la ferme), mais suffisamment loin pour qu’on ne puisse pas me voir depuis la ferme.

Je suis restée là très longtemps en regardant les voitures passer, et j’ai fini par me dire qu’il faudrait que je rentre. Mais je n’en avais pas envie. Alors j’ai commencé à compter les voitures et je me suis dit que, après cent, je rentrerais (sachant que j’habite sur une route relativement passante mais, à cette heure-là, il n’y avait pas grand monde).

J’étais rendue à quarante-trois quand j’ai vu une lumière s’approcher de moi. C’était ma mère. Elle s’inquiétait parce qu’elle ne savait pas où j’étais. Mais elle n’était pas fâchée.

Je me suis demandé si c’était légitime d’être partie comme ça sans rien dire. Est-ce que c’est comme si j’avais fugué, même si c’était pendant une heure?

Ma mère m’a entraînée avec elle en me posant des questions sur comment je me sentais, mais je ne voulais pas parler. Alors elle m’a simplement guidée jusqu’à la voiture, elle m’a dit qu’on allait courir (je lui avais dit plus tôt dans la soirée que j’irais avec elle), que ça allait me faire du bien pour évacuer ce que je ressentais. Elle ne savait pas que je venais de courir les trois quarts de la longueur de nos champs. Je ne lui ai pas dit.

On s’est rendues jusqu’au village, on a couru pendant près de quarante minutes, et je n’ai pas dit un mot jusqu’à ce qu’on retourne à la voiture.

Ma mère n’a pas démarré. Elle m’a dit qu’elle avait besoin de savoir ce qui m’avait fait réagir comme ça. J’ai commencé à pleurer en y repensant. J’ai dit que c’était à cause de mon père, mais ce n’était pas la vérité. Et ma mère le savait. Elle m’a dit qu’il devait y avoir bien plus que ça, que je devais avoir de la colère d’accumulée depuis longtemps pour crier puis partir comme ça (même si j’y avais souvent pensé ces derniers temps, jamais de ma vie je n’avais « fugué » comme ça).

Je ne voulais pas lui dire la vérité, je ne voulais pas qu’elle sache. Elle a insisté. J’ai fini par lui avouer que je n’étais plus capable de les entendre se dénigrer de la sorte et que je détestais qu’ils tentent chacun de me rallier de leur côté.

Ma mère m’a avoué qu’ils n’étaient pas dans une bonne passe. Mes sanglots ont redoublé. Elle m’a confirmé ce que je ne voulais pas entendre. J’avais maintenant la certitude qu’il y avait vraiment un problème, que je ne m’imaginais rien depuis tout ce temps.

Ma mère a commencé à pleurer elle aussi, alors que les fois où je l’ai vue pleurer se comptent sur les doigts d’une seule main. Elle m’a avoué qu’elle voyait une thérapeute en relation d’aide pour ça, et qu’elle voyait son médecin la semaine prochaine pour savoir si elle faisait une dépression. Elle aussi elle n’est plus capable de se chicaner à longueur de journée avec mon père.

Elle m’a demandé ce que je croyais être le mieux pour moi. J’avais l’impression que c’était une question détournée pour me demander si je voulais qu’ils se séparent. J’avais envie de lui dire que je ne voulais pas qu’ils se séparent, mais ce n’est pas à moi de prendre la décision. Alors j’ai simplement répondu que je n’en savais rien.

Elle m’a dit qu’elle allait tout faire pour me rendre la vie la plus facile, que je n’avais pas à être mêlée à ça.

On est rentrée à la maison deux heures après être parties, parce que ma mère n’avait vraiment pas envie de rentrer.

Et mon père, il fait comme si de rien n’était avec moi. Comme si rien ne s’était passé mercredi soir. Je ne sais même pas s’il a eu connaissance du fait que j’avais « fugué ». Je ne suis pas à l’aise avec le fait qu’il agisse comme ça avec moi. Mais je n’ai pas envie de parler de ce qu’il s’est passé alors, moi aussi, je fais comme s’il n’y avait rien eu.

Je ne sais plus quoi penser de tout ça. Ma mère m’a confirmé ce que je redoutais, je ne peux plus vivre dans le déni maintenant. Et de savoir que ma mère est elle aussi beaucoup affectée par la situation me fait réaliser que c’est peut-être encore plus grave que ce que je pensais. J’ai tellement, tellement peur qu’ils se séparent, et j’ai tellement l’impression que c’est ce qui va arriver…

Réponses

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    TempêteFestif3

    elle/elle·14 ans

    5m

    Je suis super touchée par ton texte @LamaGentille14. Je crois que tu as bien fait de t'éloigner un moment de chez toi pour réfléchire et te calmer. C'est extrêmement normal de réagir. Moi mes mamans se sont séparées, et je sais que c'est plus dur qu'on le pense. Même si on le croit pas, ils resteront toujours tes parents. Tu as le droit d'appuyer et d'accompagner ta mère, mais tu dois aussi te considérer toi et tes ressentis pour aider tes parents. Ils faut, comme tu le dis, disocier ton ressentit de celui de tes parents pour cerner ce que tu peux faire de possible pour aider ta famille. Tu pourrait aussi parler à tes amis, tes proches, un professionnel, ou un professionnel de ton école pour t'aider.

    Tu n'est pas seule @LamaGentille14. On est avec toi. N'hésite pas à revenir.

    @TempêteFestif3.

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    NuageCompréhensif2

    iel·16 ans

    26j

    Coucouw ! Ton histoire est intéressante..

    Tu as peur que tes parents se séparent.. Mais au fond, c'Est pt mieux? I mean.. Je ne te connais pas, mais ce que tu racontes, c'est.. toxique..?

    J'ai déjà fugué toute une nuit.

    Et on en parle encore.. Ce n'était pas pour la même raison, mais je le dis pour que tu saches que je comprends ce que tu ressens à penser que c mal et tt et tt.. Mais au fond, tu as eu raison.

    S'éloigner et prendre le temps de réfléchir, c ce qu'il y a de mieux à faire

    Prends soin de toi !❤️

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    RosePositif8

    iel·16 ans

    1j
    C’est compliqué

    Bon...ça fait plusieurs mois que j’affirme de plus en plus mon genre et que je m’accepte mais aillant une mère transphobe qui ne sait pas que tout c’est commentaire détruise son enfant et une gang d’amies peu supportive(même si j’en ai qui aide énormément) c’est difficile. je ne peux pas non plus changer mon genre à l’école parce que mes parents l’apprendrait j’ai aussi appris récament que je n’ai presque aucune chance de pouvoir porter un binder du as des raisons médicales la cerise sur le gâteau c’est qu’il faut toujours que j’explique et que je corrige tout par rapport a mon genre(moi une personne ultra timide et qui s’affirment peu) alors avec tout ça je me dit que j’aurais eu moins de problème si je l’aurais jamais découvert ou si je ne serais jamais né.e (parcontre j’ai une tonne de raison de resté.e en vie) donc je suis prenneur.se de tout aide

    Ps dsl poir les fautes😅

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    KetchupPatient2

    elle/elle·17 ans

    2j
    être à terre

    bonjour, ça fait quelque temps que je suis dans une période assez sombre, mais je continue de sourire de donner ce que je peux donner, mais en réalité je suis rendu à un point où je ne peux plus rien donner, à l’école j’étais cette élève super motivée et qui aimait apprendre et avoir de bonnes notes et maintenant je n’arrive même plus à juste me concentrer en classe, je continue d’avoir des notes potable mais elles sont moins incroyables qu’avant, la fin de l’année qui arrive m’effraie beaucoup je ne veux pas quitter le secondaire, mais en même temps je suis exténuée, mais ça me terrifie totalement alors je stress encore plus, mais je n’ai pas de force pour étudier je dois m’organiser avec des profs pour diminuer certains travaux mais je ne peux le faire beaucoup car je dois continuer et c’est injuste pour les autres sinon. en parlant des autres, justement je le sais que je ne suis pas seule dans tout ça et c’est pourquoi je me sens mal d’être aussi basse et que mon anxiété et ma colère prenne le dessus sur moi même et les autres, je suis en contact avec plusieurs adultes à l’école dont des professionnels, et ils savent que j’ai certaines pensées, mais bref justement je me sens mal de tout ça, car il n’y a pas que moi dans ce monde, mais je n’y arrive plus, mes crises sont constantes et ça me freine beaucoup de plus je n’ai pas d’énergie pour quoi que ce soit

    bref…

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    SorbetCurieux9

    elle/elle·18 ans

    3j
    Je m'aime pas

    J'ai vraiment pas une belle vie en ce moment. Je suis pas intelligente, je dois recommencer mon examen théorique de conduite pour la quatrième fois, j'ai pas d'amoureux et surtout, je suis pas belle comme les autres filles de mon entourage. Avez-vous un miracle pour que je devienne intelligente et que je réussisse ma vie ?

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    SorbetCurieux9

    elle/elle·18 ans

    3j
    Réussir mon examen théorique de conduite une quatrième fois

    Je dois recommencer mon examen théorique pour la quatrième fois, parce que je suis vraiment pas intelligente et trop nulle. À votre avis, à part étudier comme une damnée, qu'est-ce que je dois faire pour le réussir et enfin être bonne dans quelque chose ?